TAHITI BOB

Bon, les précédents posts de ce blog vous ont montré comment contruire votre profil proprement sur les réseaux sociaux professionnels. On a également blagouillé sur quelques petites fonctionnalités utiles de ces derniers. Par contre, dans les prochains posts, on va passer à la vitesse supérieure dans l'art d'utiliser les réseaux sociaux pour servir sa recherche d'emploi.

En effet, quand je coache ou enseigne sur le sujet des réseaux sociaux, je n'ai pas trop de difficultés à convaincre les gens de leur utilité et du fait qu'ils vont devenir vraiment incontournable (s'ils ne le sont déjà). Par contre, quand je demande aux gens comment les utiliser concrètement (c'est le "concrètement" qui fait mal, c'est pour ça que je le souligne et le mets en gras) et bien là, il n'y a plus grand monde.

Mon objectif à travers ce post, c'est surtout de vous éviter de faire des maladresses. Car si les réseaux sociaux peuvent s'avérer être des outils puissants pour chercher un emploi, ils peuvent être tout aussi puissant pour vous gauffrer lamentablement, voire pire, vous cramer complètement sur un secteur d'activité ou un marché.

Pour preuve, un souvenir de mes jeunes années de stagiaire césurien chez Crédit Agricole SA où je m'occupais du recrutement des stagiaires Bac +5. J'ai le souvenir d'un jeune étudiant de l'EM Lyon qui s'était complètement grillé auprès de toutes les banques de la place via un mail de réseautage mal faggoté. Je l'ai d'ailleurs retrouvé et vous pourrez admirer l'artiste ici (tout a été anonymisé) : cliquez sur ce lien

Vous aurez compris qu'il faut être ULTRA DIPLOMATE dans sa prise de contact par mail, car le danger c'est qu'un mail, ça se transfère, ça se reply all, et ça fait le tour du monde de toutes les boites mails des recruteurs (regardez la longueur des mailings lists et les destinations qu'ont emprunté les messages de cet EM Lyon). Je vous ferais d'ailleurs prochainement un post complet sur l'art et la manière de rédiger un mail de prise de contact.

Mais par contre, le plus grave, ce n'est finalement pas le fait que vous grillez votre candidature qui me gène (ça c'est votre problème) - c'est que vous grillez complètement la réputation de votre école (et ça, c'est souvent mon problème) et ce à cause d'un malheur universel : la capacité de l'être humain à faire des généralités molles (surtout quand il est français d'ailleurs)

Des "généralités molles", kesako?

"Tres modeste ces EM Lyon"

ça c'est une phrase reprise des échanges de mails qui ont suivi la prise de contact foireuse de notre étudiant de l'EM Lyon et elle résume à elle seule le concept de "généralité molle".

En effet, le rédacteur de cette phrase n'a pas dit "et bien, il manque clairement de simplicité et d'humilité cet étudiant de l'EM Lyon". Il a généralisé à l'ensemble des étudiants de cette formation. A chaque fois qu'il verra un stagiaire étudiant de cette école, il ne pourra pas s'empêcher de se souvenir de cette mésaventure et de penser : "Tiens, encore un étudiant qui a surement le melon" et ainsi avoir un a priori négatif sur quelqu'un qui en fait, est peut être très bien. Au final, l'étudiant n'a pas simplement cramé sa simple réputation, il a cramé l'ensemble de la réputation de son école et ça, ça me désespére autant que la joie dans les yeux d'un enfant (oui, oui, j'ai un humour particulier)

Les généralités molles, j'ai souvent lutté contre quand je travaillais en entreprise, car il est naturel d'avoir des a priori, de croire que parce qu'on a eu un stagiaire qui était mauvais, on ne veut plus voir d'étudiants diplômés de cette formation. Pourtant, la morale de Tintin de cette histoire, c'est que les vrais professionnels sont capables de dépasser ces a priori et de jeter un regard neuf sur chaque candidat, peu importe l'historique qu'ils ont eu avec sa formation ou ses expériences.

A bientôt pour les prochains posts où je vous expliquerais comment donner envie à quelqu'un de vous aider et ce, sans le demander (parce que c'est quand même bien pratique de pas avoir à demander les choses)