dynamique

Les posts précédents vous auront permis de savoir structurer votre propos en entretien et ainsi de ne pas dire n’importe quoi au recruteur. Si cela est important, ces informations figurent normalement déjà dans le CV (présentation des expériences) et la LM (présentation de la logique de parcours, des bilans, du projet professionnel et des motivations). 

La seule chose que n’aura pas encore le recruteur quand il rencontrera un candidat, c’est tout simplement… le candidat lui-même ! Sa personnalité et sa façon de fonctionner. C’est pourquoi le principal intérêt d’un entretien pour le recruteur est d’évaluer les qualités de forme du candidat.

Nous nous attarderons dans ce post sur les 2 premières qualités de forme, la qualité de propos et la dynamique de l'entretien

La qualité de propos 

Il y a encore quelques années, les principales attentes d’un recruteur vis-à-vis d’un ingénieur étaient essentiellement techniques. On demandait simplement à un ingénieur d’être opérationnel et de produire sur son expertise de la meilleure façon qui soit. 

Aujourd’hui, les responsabilités demandées aux ingénieurs sont considérablement plus fournies. On leur demande d’être multi casquettes, c’est-à-dire qu’en plus d’être opérationnel, on leur demande de travailler de plus en plus fréquemment en mode projet, avec des personnes de profils très différents avec lesquelles il faudra savoir être pédagogue et avec lesquelles il faudra être capable d’adapter son discours. Les ingénieurs sont également de plus en plus fréquemment exposés à l’extérieur de l’entreprise, face à des fournisseurs, des partenaires ou encore des clients.

C’est pourquoi les recruteurs sont de plus en plus attentifs à la qualité de propos de leurs candidats. Il vous faudra savoir développer un propos de bon niveau, c’est-à-dire éviter les erreurs de langues et adopter un vocabulaire professionnel.

Même si le recruteur est jeune et que l’entretien se passe de façon tout à fait cordiale, conservez un niveau de propos professionnel et éviter d’utiliser un vocabulaire informel (on n’utilisera pas par exemple des trivialités comme « job », « boulot », « truc », etc.)

Un recruteur va à chaque fois se demander si le candidat qu’il a en face de lui ferait un bon ambassadeur de sa société. Rassurez-le sur ce point.

La dynamique du propos

La bonne dynamique de propos en entretien, c’est « ni trop, ni trop peu ». Il faut donc réussir à mettre le curseur au bon endroit : 

  • « Ni trop ». Le problème de beaucoup de junior, c’est qu’avec le stress, leur niveau de propos s’accélère jusqu’à devenir inaudible. Pensez bien à réduire le débit et à bien articuler pour ne pas nuire à la qualité de l’échange. 
  • « Ni trop peu ». Il ne s’agit pas non plus de tomber dans l’excès inverse. Il vous faudra éviter de tomber dans la tonalité monocorde et la monotonie au risque de perdre l’attention de vos interlocuteurs. N’hésitez pas à moduler votre propos pour dynamiser votre échange

Sachez également utiliser le silence. Le danger d’une trop grande préparation et de se mettre sur des rails quand on commence à parler de son parcours et de ne plus savoir s’arrêter et ainsi verrouiller tout possibilité d’échange avec votre interlocuteur. 

Or comme nous l’avons déjà évoqué dans ce blog : « un bon entretien, c’est un échange naturel de professionnel à professionnel ». Il vous faudra laisser donc de l’espace à votre interlocuteur pour le laisser vous poser des questions ou rebondir sur votre propos

Donc n’hésitez pas à vous interrompre pour demander à votre interlocuteur s’il a des questions ou pour vous assurer que vous avez été bien clair. Cela vous permettra également de souffler un peu !