mise en forme

Les posts précédents s'évertuaient à vous donner quelques astuces pour vous permettre de trouver quelques idées originales pour rédiger une lettre de motivation sur le fond. Or, vous aurez beau faire preuve de la meilleure des créativités pour interpeler le recruteur, si ce dernier n'a pas envie de vous lire, tout ce travail n'aura servi à rien.

Des lettre de motivation, ce n'est pas la tâche la plus excitante qu'a à réaliser un recruteur dans sa journée, alors autant lui faciliter la vie un maximum et rédiger un document qui donne envie d'être lu.

Comment fait-on pour donner envie d'être lu?

On présente un beau document

Et oui, aussi étrange que cela puisse paraitre, la lettre de motivation doit être belle. Ce que j'entends par là, c'est que ce document doit être agréable à regarder, c'est à dire que le texte est harmonieusement réparti sur l'ensemble de la page, les paragraphes sont aérés à savoir on passe une ligne entre chacun d'entre eux. On fait de beaux pavés de texte en justifiant son texte. On utilise une police idéalement 11 (on ne dépasse jamais le 10 au minimum). Tout comme pour le CV, on utilisera plus volontier Arial ou Calibri. Dans un soucis de cohérence, n'hésitez pas à utiliser la même police d'écriture que votre CV.

Faire un document lisible est tout d'abord une preuve de respect pour votre interlocuteur. Ce dernier se fera une foule d'a priori en lisant ce document, alors autant le mettre de bonne humeur en lui présentant un document impeccable. D'ailleurs, mettez-vous à la place de votre lecteur et rappelez-vous vos TD quand votre prof vous demandait de lire un bon gros pavé de texte écrit par Levi-Strauss. N'aviez-vous pas les nerfs? Evitez l'erreur de Claude.

On rédige un texte facile à lire

Une lettre de motivation, ce n'est pas une dissertation. En moyenne, un recruteur va y consacrer 45 à 60 secondes, il faut donc être efficace. Etre efficace, cela signifie:

  • Faire des phrases simples, à savoir "Sujet" + "Verbe" + "Complément". On évite toutes les tournures et les mots alambiqués à base de "Ainsi que", de "Que" ou autre "a permis de" qui alourdissent les phrases. Si ces termes apparaissent dans votre lettre, je suis persuadé qu'on peut simplifier le texte en découpant en plusieurs phases. On évite également de se prendre pour Baudelaire et on utilise un vocabulaire simple.

  • Faire des phrases courtes. L'erreur classique à éviter, c'est la "phrase paragraphe", trop longue ou trop travaillée. La bonne astuce pour pallier ce phénomène, c'est de lire votre lettre à voix haute. Si vous vous essouflez ou si vous bafouillez en la lisant, c'est qu'elle est trop complexe et il faut la simplifier.

  • On évite le doute. Votre unique objectif dans un processus de recrutement, c'est de rassurer votre recruteur. Il faut que ce dernier n'ait aucun doute sur votre capacité à prendre le poste. Alors pourquoi utilisez-vous le conditionnel dans votre lettre? Le conditionnel, par définition, institue le doute. Et comme le disait l'autre, "avec des "si", on mettrait votre candidature en bouteille". Bref, dans votre candidature, vous êtes sur de vous, de votre motivation, alors quand vous le pouvez, utilisez le présent de l'indicatif.

On évite de se tirer une balle dans le pied

Rassurer son interlocuteur, c'est bien, lui donner envie, c'est mieux. Une lettre de motivation est également un des outils de votre argument de vente. "De vente" oui, le gros mot est lancé. Il n'empêche que pour se vendre, on va éviter de parler de soit négativement et ainsi faire fuire son interlocuteur. On va donc proscrire à tout jamais de sa lettre de motivation toute forme négative, tous les "ne... pas", les "cependant", les "toutefois" ou autres "difficultés" et "néanmoins".

On va également éviter les fautes d'orthographe ou de syntaxe, bien évidemment. En effet, parfois, on a tellement tourné et retourné cette phrase que l'on ne s'aperçoit plus qu'elle ne veut rien dire. Pour ce faire, deux astuces : la première, c'est de se faire relire par un de vos collègues de promo. La deuxième astuce est...  de se faire relire. Mais cette fois par une personne qui n'y connais rien à votre métier et ainsi mettre à l'épreuve votre pédagogie.